Tag sans blague…

moi

 

Ouh la la… Quelle grave erreur que de remettre à demain ce que l’on ne peut pas faire tout de suite (non non vous ne vous êtes pas trompés…relisez cette phrase, c’est bien ce que je voulais dire…). Est-ce par faiblesse, par fierté, par joie, par excès d’optimisme ? Je ne sais mais aujourd’hui je peux le dire : me voilà dans une drôle de situation. J’ai décompté pas moins de 6 tags en moins 2 semaines dont 3 fois le même transmis par différentes personnes (sans compter le nombre de fois que j’ai lu une invitation non nominative sur un de vos blogs). Que dire ? Que faire ? Je le sais, je n’ai malheureusement pas le temps de me prêter au jeu et je ne peux donc pas répondre consciencieusement à chacune de ses invitations. Cela ne serait pas raisonnable et je suis sûr que le résultat serait loin d’être captivant.

 

J’ai décidé de traiter le tag appelé « 11″ qu’Olivia est la première à m’avoir envoyé. Celui-ci se retrouve sur pas mal de pages… Je ne suis pas certain que cela vous passionne mais bon, je me dois de le faire ne serait-ce que par respect pour tous ceux et celles qui ont répondu aux différents tags (et que j’ai donc lu). Le trac m’assaille, les plumes tremblotent, les pattes se recroquevillent… Donc voilà, c’est parti pour parler un petit peu de … moi (hum hum…).

 

Les règles du tag :

  1. Vous devez poster les règles
  2. Chaque personne doit écrire 11 choses à propos d’elle sur son blog
  3. Répondez aux 11 questions, puis en créer 11 nouvelles pour les personnes taguées
  4. Vous devez choisir 11 personnes et mettre un lien vers leur blog sur votre post
  5. Rendez-vous sur leurs blogs afin de leur dire qu’ils/elles ont été tagué(e)s
  6. Ne faire aucun tag sans les prévenir
  7. Taguer obligatoirement 11 personnes.

Pour les points 4, 5, 6 et 7, j’ai vu tellement de tags sur tous les blogs que j’ai visité que je vais très certainement doubler voire tripler les tags chez certains d’entre vous. Je vais donc le faire comme certains d’entre vous l’ont fait, je vais laisser le libre choix aux gens de se prêter au jeu … ou pas (et là j’en devine certains/certaines en train de souffler de soulagement)…

 

11 choses à mon propos…

  1. Tout d’abord je ne suis pas vraiment un canard. En fait, El Canardo est un surnom résultant d’un mix de choses. Un héros peu recommandable de bandes dessinées, l’animal à plumes bien connu, des origines hispaniques dont je suis très fier et un délire alcoolo-fou rire.. Vous prenez tout cela, vous mélangez… et vous avez un début de piste quant à ce surnom…
  2. J’ai un fils de 11 ans, bientôt 12 (que cela passe vite). Il est ma toute première raison de vivre (mais pas l’unique). Quand cela va moins bien, je serre les dents, je pense à lui et là tout va déjà un peu-beaucoup mieux. Je l’aime !
  3. Mon père me manque. Terriblement. Terrassé par une saloperie de cancer du poumon qui ne lui a laissé pour vivre qu’un seul poumon, il est allé courageusement au bout de sa route. Je sais qu’un bout de ce chemin, il ne l’a fait que pour nous, ses proches, ses enfants et ses petit-enfants. Il est parti beaucoup trop tôt. Je lui dois tout. C’était un homme incroyable, d’une force venue d’ailleurs, d’une gentillesse hallucinante et d’une volonté sans limite. Il était aimé de tous et même de personnes qu’il venait à peine de croiser. La vie qu’il me reste je la savoure aussi pour lui. Je la lui dois et je sais que grâce à lui, je ne peux qu’être meilleur.
  4. Il y a huit ans déjà, on m’a diagnostiqué une maladie dont seul le fait de l’évoquer fait encore pleurer certaines de mes connaissances. Depuis, une descente aux enfers plus psychologique que physique, un changement de vie (divorce, garde partagée) tout en préservant une certaine continuité (boulot, loisirs, photo, vidéo) et le temps qui passé. Aujourd’hui, la maladie n’a pas vraiment avancé mais moi j’ai « grandi ». Et je me dis que rien ne presse pour que l’on soit déjà demain. Resté « grand enfant », je profite de chaque instant en me disant que le suivant ne sera pas meilleur et souvent, je me surprends en me rendant compte que je me trompai. Pas mal d’amis en moins (mais ce n’est finalement pas un mal) mais avec une envie de vivre toujours plus forte, je me sens pas si mal…
  5. Il semble que je ressemble énormément à M. Gilbert Melki. Depuis que j’ai changé gilbert melkide coupe (plus de cheveux trop longs qui « frisottent » rejetés en arrière), on me le dit un peu moins. On continue quand même à me confondre avec lui (dans une queue au Futuroscope, dans une salle de jeux où j’attendais patiemment mon fils, chez des amis au cours de soirées en petit comité..). Heureusement, je suis (un peu) moins vieux que lui…
  6. Écrire est une « petite » passion dont je me suis longtemps abstenu. Timidité et pudeur me freinaient. Et puis, Internet aidant, j’assume mieux. Je reste quand même sensible aux « critiques » (bonnes ou mauvaises) et ma foi, je rêve un jour de pouvoir aller un peu plus loin encore… qui sait ?
  7. J’adore voyager. Et même si en rencontrant des tas de gens vivant si difficilement sur notre planète, je souffre de façon chronique de mauvaise conscience de mec nanti que je suis, j’apprends énormément. Et même si je sais que je ne serai jamais un mec bien, au moins, au contact de ma planète et de mes semblables pourtant si différents, je sais et sens que je peux être meilleur
  8. Je ne crois pas en Dieu. Contraint depuis tout petit à apprendre des histoires sur l’infinie sagesse et la bonté personnifiée (suivez mes regards), je me refuse à croire en quoi que ce soit d’absolu ! Je ne sais pas ce que nous sommes en réalité (coïncidence biologique ou fruit d’une volonté divine) et en fait, cela m’indiffère totalement
  9. J’ai trois soeurs. Dans la réorganisation de ma vie (voir point 4 ;-) ), j’en ai perdu une. Je vous rassure cette personne va physiquement bien (du moins je l’espère). Nous avons juste eu des explications desquelles on ne ressort jamais complètement le même. Me rendant compte à quel point, cette relation m’empoisonnait, j’y ai mis fin d’une façon simple et claire. On ne se parle plus. J’adore mes deux autres soeurs, je ferais tout pour elles et leurs familles respectives.
  10. J’adore mon boulot. Je vous passe les détails. Responsable d’une équipe de très compétents informaticiens, on réalise des projets sur mesure pour notre employeur. Ma fonction me permet de dialoguer, de formaliser, de manager, de proposer, d’argumenter, d’améliorer et c’est ainsi que nos résultats sont perçus !
  11. Je prends beaucoup de plaisir à venir ici et en vos pages de blogs. Je fais connaissance avec des personnes aux qualités rares. Je me dis bien souvent que je perçois ici des choses que je ne pourrai jamais percevoir si les rencontres se faisaient en réel. Mes promenades le long de vos articles sont vraiment plaisantes et enrichissantes. Je les poursuivrai tant que je le pourrai.

 

Mes 11 réponses aux 11 questions d’Olivia

Je réalise combien j’ai déjà beaucoup parlé. Je vais tâcher d’être un peu moins long… Voici donc les questions d’Olivia et mes réponses suivent juste derrière…

1. Quel est le plus vieil objet que tu possèdes ? 2 montres à gousset. Elles me viennent de mon père qui gardait peu de choses et curieusement il les avait préservé.

2. Quel est ton tic de langage ? Je ne m’en connais pas. Par contre, on m’a souvent dit que je cherchais parfois trop à expliquer les choses.

3. As-tu déjà tapé sur une porte pour te défouler ? Oui… plusieurs fois même. Certaines de ces portes s’en souviennent encore d’ailleurs.

4. Quel serait le titre de ta biographie ? « Tout ça pour ça ??? »

5. Par quoi es-tu obsédé ? Assurer l’avenir de mon fils

6. As-tu un rêve (ou cauchemar) récurrent ? Décris-le ! Je ne me souviens que très rarement de mes rêves et donc encore moins de rêve récurrent (t’as vu, comme je l’ai dit pour la question 2, j’explique bien hein ;-) )

7. Avec combien de doigts tapes-tu à l’ordinateur ? Avec mes 10 doigts si besoin. Mais en mode normal, j’en utilise réellement 8 (les auriculaires restent dans l’oreille)

8. Serais-tu prêt(e) à tuer un autre être humain ? Je ne sais pas. « Être prêt » signifie pour moi « préméditer », « prévoir »… Je ne pense pas être capable d’ôter la vie ainsi, à part peut être (sûrement) pour une euthanasie « nécessaire ».

9. Crois-tu au surnaturel (fantômes, démons, vampires et cie) ? Non. Je crois que l’on redevient poussière. L’existence se poursuit alors à travers la mémoire de tes proches pour un jour finir complètement oublié.

10. Fais le compte de tes fractures… Je touche du bois. À part celles de mon petit coeur, je n’en décompte pour le moment aucune et ce malgré des activités sportives qui exposent à ce risque comme la pratique du hand, le ski hors pistes etc etc…

11. Militerais-tu pour le port du kilt obligatoire ? J’en ai porté un lors d’une fête. Qu’est-ce que j’ai pu me marrer.

Tu n’imagines pas le nombre de coquines qui m’ont demandé si je le portais de façon « traditionnelle »… certaines ont même joint le geste à la parole en tentant (et même parvenant à soulever la précieuse étoffe) !!! Moi je dis pourquoi pas mais le rendre obligatoire pourrait mettre mal à l’aise certains de mes collègues masculins…

 

 

 

 

 

Ma tournée de tags ?

Je ne reviendrai pas sur ce que j’ai dit plus haut et je vais donc m’abstenir de prolonger le tag. Donc pas de nouvelles questions, pas de nouveaux tagués. Rien ne vous empêche par contre de le faire, mais je laisse cela à votre appréciation.. J’espère ne pas avoir été trop long et que le pan du voile de mon intimité que j’ai soulevé ne vous aura pas ennuyé….

A très bientôt pour d’autres canardages !

 

Coincoins intimes !

 

 

Vita, questa puttana ! (*)

plumedesmotsunehistoire3

plumedesmotsunehistoire3

Désir d’histoires 56 et sa liste de mots :

Grillage – chat – andante – apesanteur – caroncule – chant – contexte – plume – couffin–
barbouillages – croquis – enfant – lame – livre – vertige – saigner – chapon – climatique–
catalogue – match – roboratif – sangloter – allumettes – mouchoirs – enfance – préparation–
délicieux

 

 

Luigi, 37 ans, célibataire, agent de sécurité, boxeur à la retraite. Minuit sept minutes. Classica Onda Roma diffuse l’andante de Ferdinando Carulli, le tempo emprunté de ce morceau musical apaise Luigi. Les chants des supporters de la Lazio dans la rue longeant l’enceinte de l’usine se sont tus. Il s’est calmé. La tension du match qu‘il s‘était autorisé à regarder sur la petite TV portative, deux heures plus tôt, lui avait fait rater le début de la première ronde. Dans quelques minutes, il devra serrer sa ceinture, faire glisser le surgilet de protection sur les manches trop courtes de sa chemise en polyester « poil à gratter » et remonter la fermeture éclair. Le son caractéristique de celle-ci zébrera l’air rafraîchi de la petite loge mal chauffée. La ronde de zéro heure trente minutes pourra alors commencer.

Una mama camée, un père entr’aperçu deux fois derrière le grillage du parloir de la prison, une enfance sans couffin à souffrir les moqueries au sujet de son tempérament craintif et de son physique de petit oiseau déplumé, Luigi découvrira bien trop rapidement les vertiges d‘une existence sans protection et sans amour. La peinture de sa vie ne sera jamais plus qu’un croquis, série de barbouillages monochromes exécutés par des assistantes sociales démotivées. Livré à une autorité parentale cocaïnomane amnésique de son propre enfant, il obéira à son instinct en fuyant définitivement ce présent miteux. Resté sage jusque là, obéissant au doigt et à l’œil, Luigi, du haut de ses quinze ans, sort alors son mouchoir pour dire « arrivederci » à une existence convoitée qu’il a jusqu’alors trop rêvé et sangloté. Il franchira le seuil de la salle de sport du quartier, y acceptera de récurer les toilettes vétustes et de laver les serviettes élimées. En échange de quoi, le patron lui versera mensuellement quelques euros et le laissera s’initier à la boxe.

Dès lors, son contexte social va changer complètement. Il réparera les sacs de sable éventrés suspendus à des chaines dérobées à l‘atelier mécanique voisin. Il se nourrira de préparations aux prétendues vertus roboratives. Il patientera. Il montera sur le ring lorsque enfin Alessandro, le « manager », lui en donnera l’autorisation. Il acceptera des combats miteux de lever de rideau au chiffre d’affaire minable. Et là, à chaque fois, dans le feu de l’action, il dévisagera ses adversaires au ralenti, très souvent au tapis, abattu par la fulgurance et la puissance du jeune boxeur. Fasciné, incrédule devant la démonstration de sa propre force, il les observera, tour à tour, s’accrocher aux cordes, s’étourdir, s’évanouir, saigner, refusant la fatalité. Relevés ou non, ils finiront tous par se coucher. Par la vivacité de son crochet et la force de son upercut, il déchirera le moment présent, il savourera la stupeur sur les visages de la salle entière muée en un point d’exclamation unanime. En contemplant son ennemi chuter dans une lente et défaillante apesanteur, il savait qu’il était en train d’écrire enfin les meilleurs chapitres du livre de sa destinée. Il se délectait de cette délicieuse revanche sur un passé pas si lointain. Il était bon boxeur, très bon même ! Ce furent effectivement ses plus beaux moments. La lame de fond de ses premiers et flamboyants succès qui le poussait vers le plus haut se pulvérisa bientôt contre la fatalité.

Quelques années plus tard, l’ancien poids plume à l’agilité d’un chat est devenu lourd comme un taureau. À défaut d’être devenu quelqu’un de riche, il est parvenu à devenir quelqu’un de respecté. Il referme le catalogue pugilistique d’une édition antique. Il réajuste sa veste, se gratte énergiquement à l’encolure (saleté de polyester bon marché), remonte de deux crans sa ceinture, empoigne la petite matraque télescopique. Il grelotte. Pour la troisième nuit consécutive, la température est de nouveau descendue en dessous du zéro. «Réchauffement climatique… Mon cul oui !» s’exclame t-il en s’apprêtant face au miroir brisé. Sur le pas de la porte, à peine refermée, cigarette au bec, il craque une allumette. « Carcinome de la caroncule lacrymale ». Après plus d’une année à pleurer du mucus par un œil puis par les deux, les rougeurs permanentes étaient devenues bleues-noires et la douleur insoutenable. La visite chez le spécialiste devenue inéluctable délivrera un diagnostic terrible qui appelait à un arrêt immédiat de toute activité potentiellement agressive pour la zone oculaire. KO mais sauvé, le jeune coq devenu chapon, castré en pleine ascension,  s’éloigne en dodelinant doucement de la tête. Il esquisse un…puis deux pas chassés, enchaine une série de jabs entrecoupés d’esquives.

Il a belle allure Luigi.

 

Directs du coincoins !

 

Ce texte n’est pas libre de droits.

 

 

(*) « vita, questa puttana » : « la vie, cette putain »

Yakitori (*) à la sauce romaine : buon apetito !

Petit coincoin rapide pour vous délivrer ce petit clîn d’oeil « savoureux » depuis la capitale italienne où je passe quelques jours de visite bien agréables malgré le froid.

Yakitori à la sauce romaine

Yakitori à la sauce romaine

 

Promis dès mon retour je reprends les visites de vos blogs ! A très bientôt !

 

Coincoins arrivederci !

 

(*) Yakitori = brochette japonaise ;-)